| En
Ayiti les Tainos s’installèrent surtout
près des côtes. Ceux qui vivaient dans
la partie occidentale de l’île parlaient
un langage que les interprètes Arawaks de Colomb
ne comprenait pas, le Marcorix, signe qu’ils
avaient pris une certaine distance avec leur rameau
d’origine. Ils étaient réputés
pacifiques, plus en tout cas que les peuplades de
la partie orientale qui, ayant toujours à craindre
les invasions des Karibs, via Porto Rico, demeuraient
sur le pied de guerre. Ils pratiquaient l’agriculture
( manioc), vivaient dans des villages – yukatekes-organisés
autour d’une place qui servait, selon l’occasion,
de terrain de jeux ou de lieu de culte. Les cérémonies
religieuses s’accompagnaient de chants –
areytos – et de danses exécutées
autour de l’effigie de l’un de leurs Dieux
– zemes.
La
population, qui pouvait avoisiner 500 000 habitants,
se répartissaient en cinq royaumes gouvernés
par des caciques.
Colomb
édifia un petit fort n’on loin de Cap-Haitien
( fort Navidade) où il laissa quelques hommes
avant de rentrer en Espagne. A son retour, ils trouva
le fort détruit et ses habitants massacrés,
les indigènes ayant mal supporté leurs
exactions. Commence alors l’exploitation véritable
de l’île qui passe par la soumission complète
des indiens et leur mise en esclavage.
Les
Haitiens ont conservé le souvenir de la cruauté
des Espagnols, symbolisée par l’histoire
d’Anacaono, la princesse-poète, que Nicolas
de Ovando fit pendre après avoir été
son invité. En 1607 il restait à peine
un millier d’indiens sur une population d’un
demi –million à l’arrivée
de Colomb.
La
soif de l’or attirant les Espagnols dans la
partie orientale, l’ouest devint, au cours du
XVII e siècle, le paradis des bœufs et
des cochons sauvages. |
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La
constitution haïtienne |
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